Découvrir la Bourgogne : photo-mystère n° 15 (série 2)

par David  -  31 Mai 2006, 07:40  -  #6.1. Curiosités (Jeux touristiques)

Un site (en Bourgogne) très particulier à découvrir...


:0075: Danet :0075: 31/05/2006 22:14

Peut-être j'ai oublié de te dire qu'ils ont maintenant 16 et 17 ans !Bisous Danet.

:0075: Danet :0075: 31/05/2006 20:37

La digueLa digueDe Nantes à MontaiguLa digue..........As-tu vu mes petits fils ?Danet.

David 31/05/2006 20:58

Trop beaux...

:0075: Danet :0075: 31/05/2006 18:25

Aucune idée.Petit coucou de Nantes.A bientôt.Danet

David 31/05/2006 20:30

Nantes-la-Jolie ? ;-)

Fredogino 31/05/2006 16:57

En tout cas je ne comprends pas vraiment l'intérêt de 16 écluses de suite. Ca descend tant que ça? En tout cas c'est vraiment très joli...

David 31/05/2006 17:42

Oui, la dénivellation entre Sardy-lès-Epiry et Baye est très importante.
Pour donner une idée, voici les altitudes des villages du sud au nord :
Bazolles : 268 m
La Collancelle : 270 m
Sardy : 237 m
Corbigny : 183 m
La distance la Collancelle- Chaumot (Corbigny) est de 15 km. Mais ce qui est important, c'est que l'échelle (les 16 écluses) se trouvent sur 3 km.
Le Canal du Nivernais, de Decize (58) à Migennes (89) ne compte pas moins de 114 écluses sur 172 km.
*****
http://www.bourgogne-tourisme-pro.com/Veloroute-03/Visuels/canal-nivernais-iti.jpg
 

Fredogino 31/05/2006 16:56

ouais, moi, je ne veux pas vraiment de la bise de Nico... Une poignée de mains franche et virile, ça me suffirait...

Semiramis 31/05/2006 14:19

le dessus d'une croute de camembert rassis ...
NB : je ne sais pas mais c'est très joli.

David 31/05/2006 18:16

Clamecy : l'Yonne et le Canal du Nivernais.

http://www.gobarging.com/images/Hm8o1727-600_jpg.jpg

missmio 31/05/2006 12:58

Il y a un lot pour les perdants!! La bise de Niconippon!!Et le gagnant, il a quelque chose?!!

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:47

Ouf !
bon, ben je peux rentrer chez moi !
Bises aux perdants !
C'est moi le meilleur !

David 31/05/2006 10:54

Le canal est vraiment étonnant aux alentours de Sardy-lès-Epiry (échelle de 16 écluses sur 3 km) et de la Collancelle (la tranchée et le tunnel de 758 m).
 
http://fr.structurae.de/structures/data/index.cfm?ID=s0013345
Les souterrains dits "de la Collancelle" sont en fait au nombre de 3. Dans le sens Loire-Yonne, on trouve successivement la voûte de la Collancelle (758 m), la voûte de Mouas (268 m) et la voûte des Breuilles (212 m) entrecoupées par de courtes tranchées. Les voûtes de Mouas et Breuilles sont en fait des tranchées recouvertes. Celle de la Colancelle l'est aussi, mais seulement partiellement, dans sa partie est. Un alternat, commandé par des feux, règle leur franchissement.

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:40

c'est l'alignement de 16 écluses de la valée de Sardy
 
j'ai (encore) gagné ?

David 31/05/2006 10:45

BRAVO !
 

Sa partie centrale - 60 km entre Cercy-la-Tour et Sardy - ne pouvant être franchie par les péniches de 38 mètres, le Canal du Nivernais est presque entièrement voué à la plaisance et les loueurs y sont particulièrement nombreux.
 
D'Auxerre à Clamecy et Corbigny, le canal suit fidèlement la vallée de l'Yonne dans un parcours très sauvage puis, par la magnifique échelle d'écluses de Sardy et les "voûtes" de la Colancelle, atteint les étangs de Vaux et de Baye, point culminant de son parcours. Le canal descend ensuite calmement vers la vallée de la Loire à travers les prairies du Bazois par Châtillon et Cercy-la-Tour.
Sur tout son parcours, le Canal du Nivernais traverse des régions préservées où l'environnement naturel est d'une exceptionnelle qualité. On peut véritablement parler de Canal nature.

http://anpei.org/c3pageregions_003_cn_001_canalnivernais.htm

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:37

sur le canal du Nivernais (j'avais oublié d'ajouter ce détail...)

David 31/05/2006 10:38

Oui.
Soyons précis maintenant.
*****
http://www.corbigny.org/article.php3?id_article=136
Le Canal du Nivernais fait partie d’un vaste réseau de voies navigables naturelles reliant le bassin de la Loire à celui de la Seine. Celui-ci traverse deux départements : la Nièvre et l’Yonne. Il est composé de 110 écluses et considéré comme un canal de jonction. Long de 180 km, au départ de Saint Léger des Vignes (près de Decize) et jusqu’à Auxerre au centre de l’Yonne, ce canal nous fait partager de multiples paysages, des côtes calcaires jusqu’au paysage bocager. Les canaux ont été construits dans le but de favoriser les échanges commerciaux et notamment dans l’acheminement de denrées lourdes ou volumineuses(vin, blé, pierres, charbon...) ; Mais on connaît davantage le canal comme moyen d’acheminement de bois de chauffage, venant du Bazois et du Morvan.
La Collancelle connut les premiers coups de pioche en 1784, par le percement de la plus grande voûte, puis la construction des deux autres. Ces trois voûtes mesurent respectivement 768 m, 312 m et 220 m, et sur une tranchée de 4 km, taillées dans le calcaire, l’argile et le porphyre, constituant ainsi un ouvrage d’art remarquable.
À l’origine, il ne s’agissait pas de relier la Loire et la Seine, mais seulement permettre au bois du Bazois de rejoindre le réseau de flottage existant. Des écluses furent donc construites sur le versant Loire pour aboutir à l’étang de Baye, d’où une rigole, quasi souterraine, allait rejoindre l’Yonne ( versant Seine) en franchissant la colline de La Collancelle. Le Canal du Nivernais, ainsi baptisé, prend alors une nouvelle dimension économique et sa construction s’achèvera en 1843.
De nombreux aménagements ont donc eu avoir lieu : efforts de plantation : mise en valeur des sites majeurs et d’entrées de villes (arbres fruitiers, tilleuls...) ; Les peupliers plantés au bord des rives permettent le maintien des berges par leur système racinaire et irriguent les terrains limitrophes ; les frênes, aulnes, acacias, platanes, saules donnent un charme et un caractère particulier aux courbes du canal. N’oublions pas les plantes aquatiques (lentilles d’eau et roseaux) qui se développent au Printemps, ni les poissons (sandre,brochet, perche, carpe...), dont les pêcheurs sont friands ! (Parmi les ouvrages d’art, on cite les voûtes de La Collancelle et l’échelle de Sardy, succession de 16 écluses, qui témoignent le génie des hommes des 18ème et 19ème siècles. Aussi les maisons éclusières (dont les portes et fenêtres sont construites face à l’écluse) sont souvent comparées à des maisons de poupées et se démarquent par des originalités (couleur de portes, volets ou passerelles d’écluses), illustrant bien souvent la personnalité de l’éclusier. Chaque maison porte un numéro, un nom et le versant sur lequel elle se trouve.
Mais le canal fait l’objet d’un entretien particulier, celui-ci a lieu pendant la période de fermeture, du 1er novembre au 1er avril. Les divers chantiers d’entretien sont assurés par la Direction Départementale de l’Equipement - service navigation- et le Syndicat Mixte d’Equipement Touristique du Canal du Nivernais. ces travaux sont l’élagage des arbres et arbustes, le débroussaillage pour entretenir les chemins de halage, on installe également des défenses de rives (palplanches, antibaillage) pour pallier aux terriers de ragondins ou à l’érodage du aux vagues qui provoquent l’accumulation de terre au fond du chenal. Des opérations de dragage assurent le tirant d’eau nécessaire au passage des bateaux. Pour de grosses réparations, le bief est vidé, afin d’effectuer des travaux d’étanchéité ou de maçonnerie. Enfin de petits équipements sont aménagés pour améliorer le séjour des plaisanciers : points d’eau, bittes d’amarrage, aires de pique-nique...

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:34

ce sont les écluses fleuries

David 31/05/2006 10:38

Pourquoi "fleuries" ?
Bon, maintenant, je veux le nom de la commune photographiée et la raison pour laquelle j'ai choisi ces écluses et pas d'autres...

Fredogino 31/05/2006 10:33

en fait pour l'instant, j'ai juste changé le modèle ;)

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:31

c'est sur l'Yonne (la rivière, pas le département) ?

David 31/05/2006 10:32

Non.

Fredogino 31/05/2006 10:27

C'est le pont de Millau :D
Désolé

David 31/05/2006 10:29

C'est drôle, je croyais que c'était un viaduc. Mais un viaduc n'est-il pas un pont ?
*****
VIADUC, subst. masc.
TRAV. PUBL. Grand pont routier ou ferroviaire, généralement constitué de plusieurs travées et franchissant à grande hauteur une vallée. Viaduc métallique; viaduc à arcades; viaduc de pierre; arche d'un viaduc; construire un viaduc. L'enjambée gigantesque du viaduc de Garabit (VIDAL DE LA BL., Tabl. géogr. Fr., 1908, p. 278). La naissance des chemins de fer, au milieu du XIXe siècle, a été l'occasion d'un renouveau dans la construction des ouvrages en pierre: ponts, viaducs, tunnels (Arts et litt., 1935, p. 20-6).
 En compos. Pont-viaduc. Les arches du pont-viaduc, barricadées et fermées de grosses traverses de bois, sont remplies d'une foule d'hommes et de femmes, regardant à travers les fentes le fleuve rayonnant (GONCOURT, Journal, 1870, p. 618). P. plaisant. [Corresp. à pont I A 2 b] Pont comprenant plusieurs jours fériés. Chaque année, une commission paritaire établit un planning des ponts à venir et les « aménage » en fonction du crédit d'heures collectif: ainsi, fin avril, le personnel avait vingt-cinq heures de crédit qui ont été consommées en grande partie lors du « viaduc » du 1er mai (Le Point, 28 août 1978, p. 31, col. 1).
Prononc. et Orth.: [vjadyk]. Att. ds Ac. dep. 1878. Étymol. et Hist. 1828 via-duc (Registre des délibérations du Conseil d'Administration  du chemin de fer de Saint-Étienne à Andrégieux  3.VI., p. 213 ds WEXLER 1955, p. 76); 1828 viaduc (ibid., p. 214, ibid.). Formé sur le modèle de aqueduc* avec le lat. via (v. voie), d'abord en angl. sous la forme viaduct (d'apr. l'angl. aqueduct) att. dep. 1816 (NED) d'où le terme est passé en fr. avec la construction des chemins de fer, en gardant parfois la forme viaduct (v. WEXLER 1955, p. 76 et sqq.). Fréq. abs. littér.: 55.
*****
 

http://viala.nicolas.free.fr/Photos/viaduc_millau.jpg

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:21

c'est en relation avec un évènement historique ?

David 31/05/2006 10:26

Non.

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:21

ou bien c'est quelque chose de particulier qui est situé à cet endroit ?

David 31/05/2006 10:26

On peut dire ça comme ça...

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:20

c'est le nom particulier de cet endroit ? (que montre la photo)

David 31/05/2006 10:25

Je reviens sur la question du flottage de bois : en fait, si, on peut parler du flottage de bois pour la photo-mystère. Désolé.
Ce n'est pas le nom de cet endroit qui fait la particularité de cet endroit.

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:16

c'est un paysage ?

David 31/05/2006 10:19

Ca dépend ce qu'on considère.

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:08

ça a à voir avec le flottage du bois ?

David 31/05/2006 10:11

Non, pas directement, mais un peu quand même...
*****
http://mapage.noos.fr/morvand/Le_flottage_du_bois_contenu.htm
Le plus célèbre des lacs morvandiaux, le lac des Settons, naîtra en 1854 d’un barrage sur la Cure. Son nom vient du patois " chettons " qui désignait la végétation rabougrie des bords de la rivière.
Comme beaucoup de plans d’eau de la région, Pannesière-Chaumard, Chaumeçon, Crescent, le lac des Settons a été créé pour réguler le débit des rivières et permettre le flottage du bois. Il est aujourd’hui entièrement dédié aux loisirs verts  et possède une base nautique depuis 1973.
Seules exceptions, les lacs de Saint-Agnan et de Chamboux constituent des réserves d’eau potable. Tous ces lacs se situent dans la partie nord, le " Bas Morvan ".
Du temps où Clamecy chauffait Paris
De 1547 à 1923, Clamecy a fourni le bois de Paris.
Les bûches, coupées dans les forêts du Morvan, étaient empilées au bord des rivières, marquées du nom de leur propriétaire.
Le jour du flottage " à bûches perdues " (en mars), le bois était lâché dans le flot et descendait jusqu’à Clamecy, où il était arrêté par des barrages (le " tricage ").
Fixées ensemble pour former des " trains ", les bûches étaient ensuite acheminées vers Paris, par l’Yonne et la Seine
Le Morvan a ainsi fourni pendant plus de trois siècles la majeure partie du bois de chauffage de la capitale, jusqu’à ce que les péniches supplantent l’activité du flottage à partir du XIXe siècle.
*****
http://www.cheny.net/flottage/moulee01.html
Quelques explications sur l'exploitation de la "moulée" morvandelle.
Au temps de François 1er la population de Paris augmente et les forêts avoisinantes ne suffisent plus pour l'approvisionnement en bois de chauffage. Il faut donc rechercher d'autres lieux propices à l'exploitation de nouvelles coupes et dont le transport soit facile et économique.C'est alors que l'on pense au Morvan pour trois raisons :     - premièrement c'est une région très boisée, en bonnes essences pour le chauffage,     - deuxièmement ce massif est situé en amont de la capitale et la descente des bûches par voie d'eau en sera facilitée,     - enfin, de nombreux seigneurs propriétaires ont des résidences à Paris.
Nous retiendrons trois dates principales dans l'installation de cette nouvelle industrie :Vers 1545 des aventuriers font des essais, d'une part sur la Cure pour les bois "en vrac", d'autre part sur l'Yonne pour le transport par radeaux.
Mais ces expérimentations coûtent cher, et il faut trouver des mécènes généreux (aujourd'hui on dit sponsors) qui n'hésitent pas à s'investir financièrement, sans être certains de rentabiliser les projets. Il faut aussi l'aval de la Royauté en obtenant des Lettres Patentes qui auront valeur d'autorisation et de légitimité.L'ensemble est surveillé par le Bureau de la Ville de Paris, présidé par le Prévost des Marchands, assisté des Echevins.
Sallonnyer sur la Cure, Arnoult sur la Haute-Yonne, et bien d'autres, seront les découvreurs. La famille Sallonnyer met au point la construction d'un "train" : des coupons au carré attachés l'un derrière l'autre. Cela semble simple, mais c'est un ingénieux assemblage, tout en bois tressé. Deux hommes lui feront suivre facilement les méandres des rivières et, en une bonne semaine, conduiront 100 tonnes de bois à chaque voyage.Sans cette trouvaille le projet était voué à l'échec, la batellerie existante et la navigabilité des rivières ne permettant pas d'en amener une si grande quantité.
Un demi-siècle plus tard, sous Henri IV, tout est à peu près mis au point :     - abattage des arbres en hiver,     - sortie des bûches au printemps et entassement sous la digue des étangs,     - au cours du second hiver écoulage jusque dans la vallée (d'Arcy à Vermenton pour la Cure ; de Clamecy à Châtel-Censoir pour l'Yonne),     - dans le second été descente en "trains".Dans le bassin de la Cure l'écoulage commence à la source, vers les Chaumes de Gien ; il en est de même pour le Beuvron qui flotte depuis Saint-Révérien. Mais la Haute-Yonne est très différente ; les propriétaires doivent se débrouiller pour amener leurs bois jusqu'à Arringette, qui est aujourd'hui au milieu du lac de Pannessière. C'est seulement après que les flots de communauté commencent.Chaque propriétaire "autorisé" peut alors acheter des bois, les faire couper, les jeter pour les écouler jusqu'aux ports du bas où il pourra faire construire des trains et livrer à Paris. Quelques-uns font creuser de longues rigoles dans le bassin du Beuvron pour améliorer l'écoulage. Par économie plusieurs se regroupent et inventent le "martelage". Mais il y a des clans, et donc des rivalités, des incidents, des contestations toujours constatés par un notaire.Il y aura souvent des embouteillages dans les Vaux d'Yonne (d'Armes à Châtel) et sur la Basse-Cure (de Bessy à Cravant). Certains marchands ferment les pertuis pour arrêter leurs "bois perdus", alors que d'autres aimeraient bien les ouvrir pour faire descendre leurs trains. Si des "grandes eaux" surviennent (pluies continuelles de plusieurs jours) tout se mélange, vrac et trains, bois empilé... et le notaire vient dresser acte des dommages causés. Ce qui retarde l'approvisionnement et agace les marchands parisiens qui imaginent de tout gérer, du Morvan aux quais de la Seine. Ils nomment un Commis Général qui n'est pas forcément équitable ; il avantage les "parisiens" et pénalise les "forains".
A la fin du règne de Louis XV, en 1764 ceux du Morvan se révoltent contre cette spoliation et créent les "Commerces" :     - 3 pour la descente "à bûches perdues" : la Haute-Yonne, la Cure et les Petites Rivières (Beuvron et Sauzay),     - 1 pour la descente en "trains" sur Paris, depuis les Vaux d'Yonne et Vermenton.Chacun sera dirigé par une administration indépendante (Syndic, Agent Général, Gardes...).Pour la Haute-Yonne il y aura au moins deux "Flots" :     - le premier, en décembre janvier, partira d'Arringette (puis peu à peu on remontera vers l'amont, et, à la veille de la Révolution, le flot débutera à l'étang d'Yonne), traversera Clamecy pour être arrêté en amont de Lucy-sur-Yonne,     - le second, en février mars, ne dépassera pas le pertuis de Clamecy.Les premiers trains seront construits dès le début d'avril, et ce travail cessera en octobre.De l'hiver à l'automne suivant il y a ainsi une double vie dans la forêt :     - les bûcherons abattent les arbres et les "voituriers" sortent les bûches,     - les "poules d'eau" suivent les bûches jetées dans les ruisseaux en crue, puis recherchent les "canards" et réparent les cours d'eau.Dans l'année deux occupations se succèdent dans les Vaux d'Yonne :     - d'octobre à juillet les "flotteurs" préparent les "arrêts", sortent les bûches de l'eau, les empilent et recherchent les canards,     - d'avril à octobre les "faiseurs de flottage" construisent des trains.
Les canaux de Bourgogne (ouvert en 1832) et du Nivernais (en 1841) ne permettent pas de livrer le bois directement à Paris, à partir d'Auxerre la rivière ayant un tirant d'eau insuffisant. Il faut décharger les bateaux à Migennes ou à Clamecy, et reconstruire des trains. Le plus souvent on construit directement le train près d'une écluse et on le tire, préalablement coupé en 3 morceaux.Pendant le Second Empire la Basse-Yonne et la Seine seront canalisées et les premiers grands bateaux chargés arriveront à Paris après la guerre de 1870.
A partir de 1881 (lorsque le raccordement de Vermenton au canal du Nivernais sera réalisé) les "éclusées" (ouvertures des pertuis pour le passage des trains) seront interdites ; ce qui modifie profondément le mécanisme de l'approvisionnement :     - toujours sortie des forêts par "courues" en hiver, jusqu'aux étangs (avant le Flot),     - écoulage vers Clamecy au printemps (le Flot),     - gros apport de bois sur les rives du canal du Nivernais (Châtillon, Baye, Sardy, Chitry...) où viendront directement charger les bateaux.La livraison à Paris se fait uniquement par ces bateaux spéciaux (genre "conteneurs" actuels) qui transportent environ 250 stères (puis presque 350 quand les écluses seront allongées). Et on invente les "margotins" (rien à voir avec l'Ile Margot de Clamecy) fabriqués sur les ports et le long des quais des gares de chemin de fer, nouvellement construites. Ce trafic durera jusqu'en 1939.La première affiche officielle de la Foire aux Bois de Château-Chinon ne sera apposée qu'en 1889. Le "Tacot" sera le seul chemin de fer utilisé pour transporter du bois de Saulieu à Chitry-les-Mines, où il est chargé dans des bateaux.Tout cessera vers 1926-1927. Une tentative de flottage "en grandeur nature", sur quelques kilomètres aura lieu en 1943, le long de l'Oussière.

:0026: Niconippon 31/05/2006 10:02

C'est dans le nord du Morvan (Vézelay-Précy sous Thil- Saulieu) ?

David 31/05/2006 10:03

Ce n'est pas dans le parc naturel du Morvan.

:0026: Niconippon 31/05/2006 09:56

curiosité archéologique ?

David 31/05/2006 09:58

Non.

:0026: Niconippon 31/05/2006 09:53

Site particulier car curiosité naturelle ?

David 31/05/2006 09:55

Non, pas naturelle.

:0026: Niconippon 31/05/2006 09:49

Morvan ?

David 31/05/2006 09:50

Non, ce n'est pas dans le parc naturel.

:0026: Niconippon 31/05/2006 09:48

Yonne ?

David 31/05/2006 09:50

Non.

:0026: Niconippon 31/05/2006 09:48

Saone et Loire ?

David 31/05/2006 09:50

Non.

:0026: Niconippon 31/05/2006 09:47

Nièvre ?

David 31/05/2006 09:50

Oui. J'aurais dû mettre : "indice dans le dernier article paru" !

http://www.bargecompany.com/Elisabeth/Elisabeth%20lock%20800.jpg

:0026: Niconippon 31/05/2006 09:47

Côte d'or ?

David 31/05/2006 09:49

Non.