365 jours en Bourgogne : 23 janvier

par David - Netbourgogne  -  22 Janvier 2007, 23:00  -  #2.3. Histoire (365 jours en Bourgogne)

23 janvier 1721 :

Naissance à saulieu de l'Abbé Claude Courtépée (décédé le 11 avril 1781), historien.

Claude Courtépée fut le premier grand historien de Bourgogne et plus particulièrement du Morvan. Il naquit à Saulieu où son père y était tanneur. Destiné à l'état ecclésiastique, il étudia le droit et fut reçu bachelier à la faculté de Dijon. Il entra ensuite au séminaire et fut ordonné prêtre. Il s'orienta vers l'enseignement.

Passionné d'histoire et de géographie, il écrivit les annales de sa province. Le premier volume de la Description générale et particulière parut en 1774. Les cinq autres parurent dans les six années qui suivirent. Il rédigea également une histoire abrégée sur le même sujet. Dévoué à la connaissance, il entreprit la correction du Dictionnaire géographique portatif appelé "Le Vosgien" et celle de l'Encyclopédie en y ajoutant quelques notices.

Son oeuvre principale reste "la Description historique et topographique du duché de Bourgogne", Dijon, 1774-1785, 2 volumes in-8, qui a été réimprimé en 1846-1848, et dont il a donné lui-même un abrégé. Aujourd'hui encore, son oeuvre est considérée comme une référence.

On peut lire quelques anecdotes dont celles-ci :

Année 1404. - Trois porcs suppliciés à Rouvres, en Bourgogne, pour avoir tué un enfant dans son berceau

10 janvier 1457. - Truie pendue à Savigny pour meurtre d'un enfant âgé de cinq ans. La sentence rendue par le juge de Savigny, le 10 janvier 1457, est la suivante :
"... C'est assavoir que, pour la partie demanderesse, avons cité, requis instamment en cette cause, en présence dudit défendeur présent et non contredisant, pourquoi nous, juge, avons dit, faisons savoir à tous que nous avons instruit et donné notre sentence définitive en la manière qui suit; c'est assavoir que le cas est tel qu'il a été proposé par la partie demanderesse, et duquel appert à suffisance, tant par témoins que autrement. Aussi conseil tenu avec sages et praticiens, et aussi étant considéré en ce cas l'usage et coutume du pays de Bourgogne, ayant Dieu devant les yeux, nous disons et prononçons pour notre sentence définitive et à droit et à icelle notre dite sentence ; déclarons la truie de Jean Bailli, alias (autrement dit) Valot pour raison du meurtre et homicide par icelle truie commis... devoir être pendue par les pieds du derrière à un arbre" etc.

:0075:D@net:0075: 23/01/2007 11:27

Drôle bizarre et cruelle punition, mais je constate qu'à cette époque l'enfant était habituellement mal traité, et tout ce que nous ne savons pas, contrairement à nos jours où on en sait un peu plus, mais pas tout quand même.Bonne journée.D@net.

:0085: David - Netbourgogne 29/01/2007 16:30

Malheureusement...