365 jours en Bourgogne

par David - Netbourgogne  -  15 Juillet 2007, 22:00  -  #2.3. Histoire (365 jours en Bourgogne)

16 juillet 1766 :

Mozart donne un concert à Dijon.

Les Archives de Côte d'Or ont d'ailleurs à ce propos publié l'article suivant :


MOZART A DIJON EN JUILLET 1766 :
SES PRESTATIONS MUSICALES A L’HOTEL DE VILLE
(actuellement Archives départementales de la Côte-d’Or)


État de la question par Gérard MOYSE

Durant quatorze jours, en juillet 1766, à l’issue d’un grand périple en Europe occidentale (Allemagne, Belgique, France, Angleterre, Pays-Bas et France de nouveau) commencé en juin 1763, la famille Mozart (Léopold, son épouse et leurs deux enfants, Nannerl et son cadet Wolfgang) séjourna à Dijon, où Wolfgang et sa sœur firent montre de leurs talents musicaux. Le voyage des Mozart se poursuivit sur Lyon (où ils demeurèrent un mois), puis la Suisse et finalement Salzbourg, où ils furent rendus le 29 novembre 1766.

Mais le séjour dijonnais qui nous intéresse ici n’est pas connu sous tous ses aspects avec le même degré de précision, en raison du caractère disparate et souvent allusif des sources originales. Aussi les quelques historiens qui, au fur et à mesure que les sources étaient mises au jour, se sont penchés sur cette question, ont-il souvent suppléé les lacunes de la documentation par des hypothèses, peu à peu amalgamées les unes aux autres sans retour systématique aux sources à chaque fois. Un examen critique sur nouveaux frais est donc proposé ici à partir de toutes les sources disponibles.

Un contexte bien établi

La famille Mozart, repassant à Paris et Versailles en mai-juin 1766 pour regagner Salzbourg, fut alors invitée par le prince de Condé, gouverneur de la Bourgogne, à venir à Dijon, où le prince devait se rendre bientôt pour y présider ès qualités la tenue triennale des États de sa province. Cette circonstance promettait, en effet, de susciter mondanités et spectacles propices à des prestations du jeune prodige (et de sa sœur). Cette invitation obligea les Mozart à infléchir vers le sud leur itinéraire de retour vers l’Autriche (par Lyon puis la Suisse).

C’est la même circonstance qui explique pourquoi les prestations musicales officielles de Mozart à Dijon n’eurent pas lieu dans une salle d’apparat du palais des États, qui eût été tout indiquée en temps normal pour abriter pareille manifestation : les locaux, requis pour les séances, étaient évidemment indisponibles et la seule autre enceinte publique dijonnaise alors possible était sans doute la grande salle d’audience de l’hôtel de ville. Cet édifice, ancienne résidence du chancelier Nicolas Rolin, acquis par la municipalité en 1500 pour en faire son siège permanent, se présentait en 1766 à peu près tel qu’il avait été rénové et transformé tout au long du règne de Louis XIV, à commencer par la grande salle d’audience (dans les années 1680). Plus tard (1831), le bâtiment devait être cédé au Conseil général du département, qui y établit aussitôt ses archives : la grande salle d’audience fut d’abord transformée en dépôt pour les documents, avant d’être restituée dans son aspect ancien et servir de salle de lecture.

Un calendrier imprécis

Le cadre chronologique général est bien fixé, c’est celui de la session des États de Bourgogne, du 14 au 25 juillet 1766, qui motivait le déplacement du prince de Condé. Celui-ci quitta Paris le 11 juillet au matin, arriva à Dijon le 12 juillet au soir, en repartit le 26 juillet au matin et était rendu à Paris le 27 au soir (Journal de Toudouze, lieutenant des chasses du prince de Condé, utilisé par C. Henin, art. cité en bibliographie, et notations locales sur les faits et gestes du prince de Condé durant la tenue des États, J.-Y Patte, art. cité ibid.). À une époque où le trajet normal Paris-Dijon (en diligence) durait six jours, les deux jours pleins qui suffisaient à Condé pour effectuer le trajet Paris-Dijon représentent un délai exceptionnellement court, qui ne peut s’expliquer que par la qualité du voyageur et des moyens de transport qu’il pouvait mettre à contribution. Sans doute la famille Mozart, ayant quitté Paris le 9 juillet au soir avec un attelage de six chevaux de poste (lettre de Léopold à Hagenauer, 16 août 1766, cf. bibliographie), mit-elle pour gagner Dijon un laps de temps plus long que son commanditaire, mais aucun document ne nous renseigne sur ce point. Si le trajet dura les six jours nécessaires aux transports publics, il est impossible d’envisager l’arrivée des Mozart à Dijon avant le 15 juillet, si bien que les divertissements proposés en ville le 13 juillet leur auraient échappé, et même les solennités d’ouverture des États du 14. Mais si l’on s’en tient à l’idée, communément admise, que Mozart et les siens arrivèrent à Dijon en même temps que Condé, soit le 12 juillet, il faut supposer que leur diligence, affrétée spécialement pour eux, leur permit de réduire de moitié la durée normale du voyage impartie au commun des mortels …

De même, à l’issue de leur séjour de quatorze jours (durée précisée par Léopold dans sa lettre à Hagenauer), la date de leur départ de Dijon pour Lyon est incertaine : sans doute quelques jours après la clôture des États (25 juillet). Le séjour lyonnais suivant (d’une durée de quatre semaines) n’étant pas, lui non plus, daté avec précision, une certaine latitude est possible. Enfin, le calendrier même des prestations musicales de Mozart à Dijon est loin d’être limpide. Les sources issues de la famille n’apportant ici aucune précision, seules les sources dijonnaises fournissent des éléments de chronologie. Malheureusement, alors que tous les documents s’accordent sur le lieu de ces prestations, la grande salle d’audience de l’hôtel de ville, ils divergent sur leur date. Pour tenter de préciser cette chronologie, on peut difficilement faire l’économie de considérations d’une longueur assurément disproportionnée au regard de la brièveté de la fourchette de temps concernée (trois jours).

Le compte rendu officiel figurant dans le registre municipal évoque un concert de gala, où se produisirent Wolfgang et Nannerl, organisé à huit heures du soir pour le prince de Condé et les autorités. Ce compte rendu, qui s’attache surtout à des précisions d’ordre protocolaire et loue le comportement très courtois du prince vis-à-vis des dames de l’assistance, est inscrit à la suite de mentions d’ordre administratif portant sur la journée du mercredi 16 juillet : c’est à cette date que l’on place tout naturellement ce concert (les mentions qui suivent, dans ce registre, portent sur la journée du 19 juillet). Un document comptable municipal du 30 juillet 1766, qui concerne le paiement de 86 livres « pour les frais d’un concert donné à l’hôtel de ville, Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Prince de Condé y étant », place l’événement « le 17 de ce mois ». Un dernier document (le premier connu des historiens), le plus intéressant musicalement, complique encore le problème chronologique : c’est l’affichette annonçant pour « demain, 18 juillet 1766 » un grand concert payant (« on prendra 3 livres ») où se produiront les deux enfants de Léopold, « par permission de S.A.S. Mgr le prince de Condé, qui honorera de sa présence le concert ». Voilà donc un autre concert à l’hôtel de ville en présence du prince de Condé, et payant ? Comment accorder entre elles ces trois mentions ? Les premiers historiens du séjour mozartien à Dijon, n’ayant pas encore rapproché très strictement toutes les sources, assimilèrent le concert annoncé par l’affiche au concert de gala (même heure, même mention du prince de Condé). Or, cette opinion résiste difficilement à un examen plus approfondi : problème de date, qui diffère d’un document à l’autre ; problème de place, aussi, car la salle affectée au concert, si elle pouvait accueillir une réception officielle restreinte, ne pouvait manifestement pas contenir, en sus, un public payant ; problème de catégorie aussi, justement, un même concert pouvant-il être à la fois officiel et commercial ?

Puis les historiens furent sensibles à la discordance entre la première mention (16 juillet) et la troisième (18 juillet). En guise d’explication, l’hypothèse de deux concerts a prévalu : l’un, du 16 juillet, officiel et réservé aux personnalités (gratuit), l’autre, du 18, accessible au public et payant, afin de procurer des gains à la famille Mozart. Reste à justifier la présence du prince de Condé, annoncée par l’affichette pour le concert du 18 : aucun compte rendu ne mentionne, en effet, pareil événement, ce qui serait advenu si effectivement le prince avait fait un nouveau déplacement à l’hôtel de ville. Qu’en penser ? Revenir à l’opinion ancienne, qui associait l’affiche au concert de gala, et passer sur les arguments contraires évoqués ci-dessus ? Imaginer que ce concert public en resta au niveau de l’annonce, n’eut pas lieu et ne donna donc pas matière au compte rendu officiel qu’il aurait suscité ? L’explication qui vient plutôt à l’esprit est que l’annonce de la présence du prince, le 18 juillet, était purement publicitaire : tel n’est-il pas, plus largement, le caractère même de l’ensemble du texte de l’affiche ? Ainsi l’âge annoncé du jeune prodige, 9 ans, était-il nettement sous-évalué, Wolfgang ayant alors 10 ans et demi. Notons, de surcroît, que cette affiche reproduit un texte stéréotypé, qui, à chaque fois adapté aux conditions locales, avait servi à plusieurs reprises déjà lors des précédentes étapes du grand périple de la famille Mozart, et devait encore servir à Lyon, pour faire la promotion des deux enfants.

Reste la discordance entre les deux premières mentions (16 et 17 juillet), qui, à ce jour, n’a pas encore été relevée. Là encore, on peut difficilement envisager deux concerts successifs, à un jour d’intervalle, en présence du gouverneur, sans qu’un compte rendu officiel du second ait été noté dans les registres municipaux comme pour le premier, et sans écho dans la correspondance même de Léopold : une telle répétition eût été la marque d’une faveur exceptionnelle, que l’heureux père n’eût pas manqué de faire savoir à ses amis salzbourgeois. Force est donc bien ici encore, de ne retenir qu’un seul concert (de gala) à l’hôtel de ville en présence du gouverneur, avec une légère incertitude sur sa date. Sans doute faut-il préférer la date du 16 juillet, à laquelle semble bien se rattacher le compte rendu du registre des délibérations municipales, plutôt que la date du 17 : cette dernière, mentionnée dans une pièce comptable tardive, du 30 juillet, près de quinze jours après l’événement, aura facilement pu se trouver erronée.

De cet examen pointilleux, il ressort donc que c’est l’hypothèse de deux concerts, les 16 et 18
juillet 1766, qui rend le mieux compte des multiples incompatibilités entre les sources conservées.

Des prestations musicales incertaines

Trois sources nous renseignent sur les aspects musicaux du séjour dijonnais de Mozart : le compte-rendu municipal du concert du 16 juillet, les notes de voyages de Léopold (parallèles à sa correspondance et qui s’arrêtent précisément après les mentions dijonnaises) et l’affiche du concert du 18 juillet. Or ces documents ne se complètent que partiellement et ne permettent pas de reconstituer le programme musical précis des prestations mozartiennes à Dijon. Les notes de voyages de Léopold regroupent, sous la rubrique Dijon, après les noms de quelques notabilités, ceux d’une dizaine d’instrumentistes (cordes, basson et hautbois, tous jugés exécrables par le père de Mozart). Ce document est considéré comme se rapportant à la réception du 16 juillet : or, le compte rendu officiel de celle-ci évoque seulement « un concert de clavessin par deux jeunes enfants […], dont la musique étoit de la composition d’un desdits enfans, âgé de huit ans ». Ainsi, à prendre ces documents au pied de la lettre, les notes de Léopold laissent supposer un concert avec orchestre, tandis que le compte rendu municipal n’évoquerait qu’ « un concert de clavecin. ».
Le mot concert, il est vrai, a fait l’objet, sur le manuscrit du compte rendu, d’une correction en concerto, permettant d’accréditer l’hypothèse que les deux sources concordaient parfaitement, un concerto requérant évidemment l’intervention d’un orchestre en sus du soliste. Mais cette hypothèse emporte-t-elle réellement la conviction ? Est-elle même réellement utile ? Tant s’en faut. D’une part, à l’époque, les acceptions des deux mots sont fluctuantes : le mot concert est souvent encore employé au sens de notre mot concerto, et ce dernier terme peut signifier tantôt une pièce pour instrument seul, tantôt une composition pour un ensemble. La modification de concert en concerto n’apporte donc ici aucune précision linguistique. D’autre part, s’il fallait réellement entendre le mot concert/concerto du compte-rendu municipal comme désignant bien un concerto au sens actuel du terme, il faudrait en conclure à la fois que le programme de la soirée de gala ne comportait qu’un seul morceau (le mot est employé au singulier), et que ce concerto, de la composition de Wolfgang, requérait deux solistes, lui-même et sa sœur. On aboutit à une impossibilité : non seulement le programme devait nécessairement comporter plusieurs œuvres (dont plusieurs pièces de clavecin en solo pour mettre en valeur l’enfant prodige), mais encore on n’a pas trace d’une composition concertante de Mozart pour deux claviers avant 1779-1780. Il est vrai, toutefois, qu’au moment de son séjour à Dijon, Mozart comptait déjà à son actif, depuis quelques mois, des manières de compositions concertantes, à savoir trois sonates pour clavecin de son ami J.-C. Bach amplifiées d’un accompagnement de cordes et basse continue (KV 107). Il semble malgré tout plus naturel de s’en tenir à l’idée que, par le mot concert/concerto, le compte-rendu municipal n’entend rien d’autre qu’une exécution musicale en général.
Mais les mêmes notes critiques de Léopold ne pourraient-elles pas mieux encore concerner le concert annoncé pour le 18 ? Nulle ambiguïté, en effet, sur l’ampleur des effectifs musicaux requis : l’affiche promet un « grand concert » « donné » par Léopold Mozart, dont les enfants « exécuteront sur le clavecin des concerts de la composition des plus grands maîtres. Ils exécuteront aussi des concerts à deux clavecins et des pièces sur le même ensemble à quatre mains. Il chantera un air de sa composition et toutes les ouvertures seront de ce jeune enfant. ». C’est donc bien d’un concert dirigé par un maître de chapelle (chef d’orchestre) qu’il s’agit ; il n’est pas jusqu’au mot « ouvertures » qui ne milite en ce sens, les pièces pour orchestre (symphonies, suites) étant alors souvent désignées par ce terme. Dès lors, toutefois, qu’en serait-il des notabilités évoquées par les notes de Léopold dans le même contexte que la dizaine de musiciens objet de ses critiques ? Selon toute vraisemblance, on l’a vu, elles n’assistèrent qu’au concert de gala du 16 ? Il y a là, assurément, un argument fort contre l’hypothèse qui consisterait à dater du 18 juillet les notes de Léopold.

Les notes de Léopold doivent donc bien être mises en relation avec le concert de gala du 16 juillet. Le fait que l’orchestre soit passé sous silence par le compte-rendu municipal s’expliquerait assez facilement par l’intérêt exclusif du rédacteur pour l’aspect mondain de la soirée et pour le caractère prioritaire des prestations des deux enfants du maître de musique de Salzbourg, et d’abord du cadet (rajeuni pour l’occasion de deux ans, l’affiche, peu après, étant plus modeste d’un an). Resterait à déterminer quelles œuvres Wolfgang et sa sœur ont pu exécuter à Dijon, aussi bien d’autres compositeurs que de Wolfgang, au clavecin ou avec orchestre. S’agissant des pièces pour clavecin de sa composition, on a évidemment l’embarras du choix parmi les premières dizaines d’œuvrettes répertoriées dans le catalogue des œuvres de Mozart avant l’été 1766 : sonates, menuets, variations, etc., notamment des arrangements alors tout récents d’œuvres de Jean-Chrétien Bach. Parmi les œuvres avec orchestre, outre les arrangements concertants de sonates du même J.-C. Bach déjà mentionnées (KV 107), on cite le Galimatias musicum (KV 32), composé peu auparavant aux Pays-Bas ; on pourrait aussi proposer les premières symphonies de Wolfgang, composées précédemment à Londres ou à La Haye (KV 16, 16a, 19, 19a et 22) : mais ces œuvres comportent des cors, instruments non mentionnés par Léopold dans ses notes critiques sur les interprètes dijonnais. Qu’en est-il, enfin, de la mention suivante de l’affiche du concert du 18 juillet : « Il chantera un air de sa composition », mention qui n’est pas sans ambiguïté ? En stricte syntaxe, le sujet de la phrase est Léopold, qui, effectivement, composa de la musique vocale et, à l’occasion, pouvait chanter, mais dans l’intimité. En réalité, c’est bien Wolfgang que l’affiche veut ici désigner : il est avéré que Mozart enfant possédait une jolie voix de soprano, qu’il l’avait travaillée, notamment en Angleterre, et que d’autres annonces de ses concerts citent, comme à Dijon, ses prestations vocales. Mais quel air de sa composition y interpréta-t-il ? Peut-être le Conservati fedele (KV 23), pour soprano et cordes, composé en 1765. Pour ce qui concerne les morceaux d’autres compositeurs, sans revenir sur J.C. Bach, on pense aussi, bien sûr, entre autres, à Rameau, dont Mozart exécuta peu après des œuvres à Lyon (sans nécessairement savoir qu’il était Dijonnais). 

Au-delà de ces quelques points relativement documentés, bien des zones d’ombre affectent encore l’itinéraire mozartien à Dijon. Faute de sources, elles risquent de ne jamais être éclaircies.

Où la famille Mozart vécut-elle à Dijon ? Quelles y furent, en dehors des deux concerts officiels, les occupations de Wolfgang et des siens, deux semaines durant ? Les commentateurs supposent notamment des récitals dans les salons de l’aristocratie parlementaire. On est tenté de les suivre, même si nul témoignage n’en est parvenu à nous, ni à travers la correspondance de Léopold Mozart, ni à travers celle d’un homme des Lumières comme le président de Brosses, qui, pourtant, assista au concert du 16 juillet. Tout laisse finalement à penser que, dans la carrière comme dans l’existence de Mozart, les deux semaines passées dans la capitale de la Bourgogne marquèrent fort peu. Ainsi, dans la lettre du 16 août 1766 par laquelle, de Lyon (où les Mozart sont alors rendus), Léopold apprend à son ami salzbourgeois Hagenauer, entre autres événements, leur passage à Dijon, n’est-il nullement question des occupations — musicales ou autres — qui ont pu les y requérir, mais seulement des attraits du vin de Bourgogne, vanté à longueur de lignes … !
Au total, que retenir sur la réalité du séjour mozartien à Dijon ? Une plage chronologique, tout d’abord, la deuxième quinzaine de juillet 1766. Deux jalons, ensuite : un concert de gala, le 16 juillet, devant le prince de Condé, et un concert public payant, le 18. Un lieu, enfin : ces deux concerts, avec petit orchestre, ont retenti dans une seule et même enceinte officielle, la grande salle d’audience de l’hôtel de ville. Et tout cela grâce à la tenue des États de la province en juillet 1766, dans le palais qui leur était affecté. C’est, en effet, tout à la fois à cause de cette réunion que Mozart fut alors invité à Dijon et parce que les salles du palais des États étaient occupées par les séances que les concerts du jeune prodige furent donnés à l’hôtel de ville, devenu, 66 ans plus tard, le siège des Archives départementales de la Côte-d’Or. 

:0075:D@net:0075: 16/07/2007 10:31

Chaque historien veut y mettre sa petite "touche", l'essentiel est que l'artiste demeure immortel pour les générations futures, espérons-le !Bonne semaine.D@net.