Histoire de la Bourgogne

par Youk 1er de Bourgogne  -  27 Septembre 2005, 22:00  -  #2.1. Histoire (Généralités)

La Bourgogne dans l’Antiquité et au haut Moyen Âge

Depuis le VII siècle avant JC, la Bourgogne est un lieu de passage et d'échanges lontains (cf : le trésor de Vix).

À l’époque gauloise, en 121 avant JC, une grande partie est occupée par les Eduens, peuple puissant de Gaule, allié de Rome. La région a alors, pour capitale, Bibracte sur le mont Beuvray. Après la conquête romaine, elle est intégrée à la province de Lyonnaise Première, puis est évangélisée par Saint Bénigne au IIe siècle. Autun, la «ville d’Auguste», supplante peu à peu Bibracte et devient la capitale de tout le nord-est de la Gaule romaine.

Alesia

En 52 avant JC, les Eduens s'allient aux Arvernes, menés par Vercingétorix, pour combattre contre César, empereur romain. Victoire de César à Alésia (Côte d'Or).

Au IV siècle, sous l'influence romaine, le christianisme s'étend en Bourgogne.

Au Ve siècle après JC, lors des Grandes Invasions, les Burgondes, originaires de la Baltique, s’implantent dans la région et plus particulièrement dans la plaine de la Saône et fondent la Burgundia. En 534, les Francs s’emparent de la Burgondie : Mérovingiens et Carolingiens laissent à la Burgondie une certaine autonomie, mais elle subit différents partages. En réalité, la Bourgogne n'est plus qu'une appellation géographique, sans limite admnistrative précise.


Les Rois et le Royaume de Bourgogne


Naissance de la Bourgogne ducale

En 843, le traité de Verdun donne la Bourgogne à Charles le Chauve, tandis que son frère Lothaire se voit attribuer la Bourgogne impériale, dont le nord devient ensuite le comté de Bourgogne, ou Franche-Comté. En 877, Charles le Chauve l’érige en duché au profit de son beau-frère Boson, y englobant Langres, Troyes, Sens, Nevers et Mâcon. Au Xe siècle, durant le règne du roi Raoul de Bourgogne, le duché est rattaché au domaine royal; mais dès sa mort, son frère, Hugues le Noir, reprend à son profit le territoire bourguignon.

La Bourgogne passe aux Capétiens en 956, par le biais des frères de Hugues Capet. En 1032, Henri Ier, fils de Robert II le Pieux et petit-neveu des deux frères, qui a annexé pour un temps au royaume de France la Bourgogne, l’inféode à son frère Robert Ier le Vieux. Cette branche bourguignonne de la maison capétienne s’éteint en 1361 avec la mort de Philippe de Rouvres. Jean le Bon, tuteur du jeune Philippe, récupère alors le duché.


Les Ducs et le Duché de Bourgogne


Le duché de Bourgogne à son apogée

Les Ducs de Bourgogne

Philippe le Hardi

Le fils de Jean le Bon, Charles V, le donne en apanage à son frère Philippe II le Hardi, premier des Valois de Bourgogne. C’est sous cette dynastie (1364-1477) que la Bourgogne connaît son apogée et devient un bastion du christianisme, avec notamment le développement d’importantes abbayes au rayonnement intense.

 C’est l’époque de la domination de Cluny (secondée par Vézelay), puis de Cîteaux et de Clairvaux (secondée par Fontenay), marquées par la personnalité de saint Bernard : en 1146, c’est à Vézelay que saint Bernard lance un appel à la croisade, en présence du roi de France Louis VII, et que Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion se donnent rendez-vous pour la troisième croisade.

Par son mariage avec la veuve de Philippe de Rouvres, Marguerite de Male, fille du comte de Flandre, en 1369, Philippe le Hardi récupère la Franche-Comté, ainsi que les comtés de Flandre, d’Artois, de Nevers et tout le reste de l’héritage flamand, devenant ainsi l’un des plus puissants princes de la chrétienté. Il attire en Bourgogne des artistes flamands et commence l’édification de somptueux monuments, œuvre poursuivie par ses successeurs. Soucieux de fonder pour sa dynastie une nécropole digne d’elle, il fonde à Dijon la chartreuse de Champmol où il fait édifier son tombeau (conservé, ainsi que ceux de Jean sans Peur et Marguerite de Bavière, au musée des Beaux-Arts de Dijon dans le Palais des ducs de Bourgogne). 

Jean sans Peur

En 1404, son fils Jean sans Peur lui succède et entame la lutte contre Louis d’Orléans, frère du roi dément Charles VI. Il fait assassiner son rival en 1407, se rend maître de Paris, mais déclenche ainsi la lutte contre le beau-père de Louis d’Orléans, Bernard d’Armagnac. Le conflit entre Armagnacs et Bourguignons constitue une véritable guerre civile au cœur même de la guerre de Cent Ans.

En 1419, Jean sans Peur accepte une rencontre au pont de Montereau avec le dauphin Charles, mais il y est assassiné.

Par vengeance, son fils et successeur Philippe le Bon s’allie alors aux Anglais. En 1430, il leur livre Jeanne d’Arc en échange de 10 000 écus d’or. Il signe cependant le traité d’Arras (1435) avec Charles VII pour mettre fin au conflit, et accroît encore son domaine.

 

À sa mort en 1467, son fils Charles le Téméraire lui succède. Il mène des guerres continuelles afin de rattacher les parties nord et sud de ses possessions. En 1475, il réussit ainsi à annexer le duché de Lorraine.

Mais il meurt deux ans plus tard lors du siège de Nancy; son corps est retrouvé dans un étang glacé, à moitié dévoré par les loups.

La Bourgogne en 1477

La Bourgogne en 1477


Morcellement du territoire

Louis XI annexe alors la Bourgogne et les villes bourguignonnes de Picardie au domaine royal et installe un Parlement à Dijon en 1480.

La fille de Charles le Téméraire, Marie de Bourgogne, épouse Maximilien de Habsbourg, qui conserve le reste des possessions bourguignonnes. Son petit-fils, Charles Quint reprend la lutte contre le roi de France. En 1513, Dijon est assiégée par les Impériaux. En 1526, les États de Bourgogne refusent de céder la province à Charles Quint qui doit y renoncer par la paix de Cambrai (1529), puis par le traité de Crépy (1544). En 1601, la Bourgogne s’agrandit de la Bresse, du Bugey et du Valmorey et en 1651 du comté de Charolais. Entre 1631 et 1789, les princes de Condé se succèdent comme gouverneurs du duché.



Après le retour à la Couronne

En 1601, la Bourgogne mène une existence indépendante, bien que rattachée à  la Couronne, et acquiert de nouveaux territoires : le Bugey, la Bresse et le Valmorey.

Entre 1632 et 1789, ce sont les princes de Condé qui gouvernent le duché de Bourgogne.

En 1982, la Bourgogne devient l'une des 22 régions métropolitaines françaises. 


L'Histoire des 4 départements


Source : http://www.genebourgogne.org/bourgogne/region_histo.htm

en passant passioné de la Bourgogne 02/02/2009 12:32

le lien de la source ne marche pas

David (Netbourgogne) 10/02/2009 15:25


Il semble que le site source ait disparu, oui.


Valdormant 03/05/2007 20:08

Je relève une erreur : Philippe le Hardi reçoit la Bourgogne en apanage de son père Jean II le Bon, pour récompenser sa bravoure à la bataille de Poitiers, et non de son frère.

:0092: David - Netbourgogne 04/05/2007 11:09

Merci de cette précision.

Fredogino 17/04/2007 12:13

Vaut mieux être duc de Bourgogne que duc de Bordeaux...

:0092: David - Netbourgogne 19/04/2007 13:25

C'est sûr. Au moins, le Duc de Bourgogne ne ressemble pas à son frère...